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lundi 28 novembre 2022


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Sommaire

Article 1 : MAUVAIS PROFITS ET MAL-GOUVERNANCE

par Jean-Jacques REY

Article 2 : EXTRAIRE LA SANTÉ DE LA LOI DU MARCHÉ

par Florian VIVREL

Article 3 : FUITE EN AVANT OU TRANSITION SOCIÉTALE ?

par Alain LACOMBE et Pierre ZARKA 

Article 4 : NUCLÉAIRE, QUESTIONS DE BON SENS

par Annie et Pierre PÉGUIN

Article 5 : BOYCOTT DES JEUX DU FRIC

par Benoist MAGNAT



Article 1





Image composée de seringue et planche de billets.

Photo de personnage portant masque imitant partie de crâne de mort.


MAUVAIS PROFITS ET MAL-GOUVERNANCE
 
 
 

   Il y a trop de considérations de profit dans la Santé maintenant… C’est à croire que beaucoup de gens dans ce milieu, en particulier les autorités et autoritaires sanitaires, veulent nous transformer en hypocondriaques pour disposer de réservoirs de clientèle régulière, captive et influençable. Un exemple de ce travail sur les mentalités est le port du masque quasiment obligatoire encore dans les établissements de santé, y compris laboratoires et cabinets de médecins, depuis trois ans bientôt ; alors que ces masques ne protègent guère des virus (hormis FFP2) et n’empêchent pas une contamination. J’admets que cela peut limiter l’exportation de particules virales par les voies respiratoires dans des lieux fermés et bondés, mais on ne va pas chez le médecin pour crier ou chanter d’ordinaire. Les responsables concernés feraient bien mieux d’investir dans la ventilation des locaux, etc. Je soupçonne même certains parmi le personnel de santé (dont quelques grandes gueules, habituelles invitées des médias subventionnés) de vouloir, par intérêt ou par déformation professionnelle, nous faire vivre comme les asiatiques en Extrême-Orient, qui, eux, sont habitués à la pollution de l’air couplée à une courante et forte promiscuité, et qui en ont presque fait un trait culturel de porter le masque et de se méfier du voisin

   La politique « zéro-covid » est complètement fantasmatique, c’est débile et digne d’un état totalitaire. La Nature, depuis la nuit des temps gère bien mieux les affections virales que de prétentieux esprits humains (parfois au prix de milliers de morts, c’est vrai). Le variant dit « Omicron » et ses nombreux sous-variants ( ?...) du SARS-COV-2, m’apparaît bien meilleur « vaccin » que les produits expérimentaux (basés sur l’ARNm) de grands laboratoires qui ont pourtant fait fortune avec ça, en compromettant les états riches du globe… Remarquez que dans le fond, ils nous ont bien rendu service (mais pas de la manière qu’ils croyaient) ; si, comme l’affirmait, le défunt professeur Luc Montagnier (prix Nobel de médecine) : plus on vaccine, plus on développe le nombre de variants qui deviennent plus contagieux mais moins dangereux En fait, c’est exactement ce que l’on peut constater depuis des mois, malgré les campagnes de propagande officielle, la volonté d’enfumage, la censure et diverses techniques de dénigrement et dépréciation, faites par divers acteurs -la plupart aux visées mercantiles- qui veulent monopoliser la parole « autorisée » à destination des bien-pensants.

   Je pense que toute cette affaire autour de la covid-19 va devenir aussi célèbre que le scandale du sang contaminé, le déni de l’asbestose (dégâts de l’amiante) ou les sombres manœuvres de l’industrie du tabac (aux USA notamment) ; et ; il y en a qui vont regretter fort de nous avoir pris pour des pipes et des idiots : je veux parler de l’entendement commun en général. Il y a déjà des plaintes et des procédures en cours ; d’autant que les complications dues aux effets secondaires, post-vaccinaux, se multiplient… Comme on dit depuis longtemps : l’erreur est humaine, mais persister dedans est diabolique (quel qu’en soit l’enjeu) !

   Ce gouvernement actuel de la France a voulu se protéger (ils ont les moyens d’avoir des conseillers juridiques !) tout en s’enivrant des pleins pouvoirs et du pouvoir sans partage, dus aux circonstances et à l’état de nos institutions ; mais cela ne suffira pas, l’heure de rendre des comptes viendra. C’est bien pour cela qu’ils ne sont pas pressés de faire une dissolution de l’Assemblée Nationale, si l’on en croit, Monsieur O. Véran : un des premiers concernés dans le grand déballage à venir. Quelle aubaine, cela serait alors pour certains ! … Remarquez aussi que Véran s’est bien gardé de reprendre le Ministère de la Santé, refilant la patate chaude à un autre… Et il a été probablement bien content d’être réélu député pour une circonscription de l’Isère : un sursis peut-être ?…

   Ce gouvernement Macron, en accord avec les dogmes de l'Union Européenne, est enfermé dans le choix de ses politiques néolibérales qui, pour parodier un député LR, foutent le bordel !

   Adopter des sanctions économiques contre un, sinon le plus grand pourvoyeur de matières premières de la planète, revient à se pénaliser soi-même (et cela n’a pas traîné) ! De fait, l’Union Européenne ignore sa dépendance ou en fait abstraction… Ceci laisse apparaître quelque légèreté voire carrément de la crétinerie. J’en viens à penser qu’en fait d’élites, les pseudo-démocraties du continent européen placent des minables à la tête des états… Ce qui ne saurait déplaire aux régimes autoritaires dans la moitié du monde ! La démocratie est-elle en danger ? Quand elle est établie de manière tronquée, oui !

   Nous sommes mal gouvernés, mal informés, certains pourront aussi dire mal payés, mal soignés, etc. Et les politiques néolibérales sont une catastrophe d’ampleur mondiale qui, malgré le « lavage vert » (green washing) hypothèque l’avenir sur Terre. C’est à cause de ces politiques destructives, que nous subissons aujourd’hui les contrecoups de sanctions économiques auto-pénalisantes qui ont complètement désorganisé le secteur de l’énergie en particulier, et cela pourrait n'être qu'un début de complications...
   Au tribunal de l’Histoire comme c’est le cas pour les crimes contre l’humanité, il y en a qui risquent gros, autant qu’ils auront pris gros pour leurs profits… Il ne s’agira pas d’oublier ces pitoyables humains, confits dans leurs certitudes, et d’être inflexibles pour redresser leurs torts. La chasse au profit démesuré et surtout délétère, injustifié, doit être ouverte.
   D’ailleurs je considère que tous les biens de première nécessité ne devraient pas être soumis aux lois du marché.
 






Maintenant, voici quelques analyses pour sortir de l'enfumage institutionnel et médiatique,
un volet sur les affaires autour du covid-19 et un regard sur les carences de gouvernance à travers le monde
:
voilà huit articles de fond pour un tour d'horizon qui n'oublie pas l'Afrique...


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Vaccins Covid : le procès c/ la Commission européenne

[Résumé du procès au 24 octobre 2022]

 * publication de dejavu.legal/fr

Le procès lancé l'année dernière contre la Commission européenne a maintenant bien avancé.
Compte tenu des milliers de pages échangées entre les parties dans le cadre de cette procédure, nous vous en résumons les derniers évènements essentiels :
Le 28 février 2022, la Commission faisait mine de jouer la transparence, en nous envoyant ce que l'on appelle une “décision confirmative explicite”, laquelle incluait plus de 800 pages de documents. Mais ce n'était là qu'une feinte car la Commission avait, au préalable, soigneusement caviardé (masqué) les informations importantes, afin de vider de leur substance les documents mis au jour.
Par exemple, les déclarations de conflits d'intérêts des personnes chargées d'approvisionner les états-membres de l'Union étaient faites par... des inconnus... à la signature inconnue... voire pour certains à une date inconnue : [image doc]
Bref, au titre de la transparence sur les personnes qui achetaient de coûteux “vaccins” avec les deniers publics, la Commission européenne se contentait de communiquer des modèles de documents et non l'identité de ces acheteurs.
Sur d'autres pages, où il avait été décidé de libérer les laboratoires de leur responsabilité en matière de produits défectueux et de la transférer aux États signataires comme la France, le caviardage entrepris par la Commission européenne laissait peu de place à une analyse sérieuse :  [image doc]
Un regard sur les passages non tronqués permettait cependant de saisir les enjeux en cause et de comprendre pourquoi la Commission européenne entretenait tant l'opacité.
.../...
Au jour du présent message du 24 octobre 2022, la balle est maintenant dans le camp de la Commission européenne, laquelle a la possibilité de répondre à notre propre réplique, puis du Tribunal pour la suite de cette affaire.
Vous l'aurez constaté, ce procès est un combat contre des titans et nous ne lésinons pas sur les moyens déployés pour défendre votre cause. Il en ressort aussi :
   -  Que nos demandes de transparence posent manifestement de réelles difficultés à la Commission européenne. Imaginez un seul instant que nous ayons formulé des demandes irrationnelles : y aurait-il eu alors les milliers de pages échangées pour prêcher toutes les raisons d'une partie et contre tous les torts de l'autre ? Évidemment non. On le voit, nos demandes paraissent bien ciblées et la Commission éprouve la plus grande peine à faire mine de jouer le jeu de la transparence, à laquelle elle prétend pourtant être attachée.     
   - Que nous restons combatifs et réactifs, y compris lorsqu'il faut produire des milliers de page en plein été pour ne pas manquer un délai fixé par le Tribunal, et y compris lorsqu'il faut le convaincre que nous devrions pouvoir travailler davantage et qu'un nouveau jeu d'écritures entre les parties serait nécessaire pour juger cette affaire dans de bonnes conditions.     
   - Que l'issue de ce procès en première instance semble enfin s'approcher. Nous ne manquerons pas de vous informer de la suite.
Arnaud Durand, Avocat au Barreau de Paris.


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Covid-19. Le slogan « Tous vaccinés, tous protégés » était un énorme mensonge !
par Dominique Delawarde ; Le 1 novembre 2022
breizh-info.com/2022/11/01/210021/covid-19-le-slogan-tous-vaccines-tous-proteges-etait-un-enorme-mensonge/
* relayé par Robert Bibeau, même jour
les7duquebec.net/archives/278083

Avant-propos : « On peut débattre de tout, sauf des chiffres » (lorsqu’ils ne sont pas mensongers, bien sûr), propagande gouvernementale reprise inlassablement en Octobre et Novembre 2021 par la « meute » des médias mainstream français… et abandonnée depuis.
Il convient donc de faire parler les chiffres déclarés par les États eux-mêmes.
.../... Tableau à voir ( i0.wp.com/reseauinternational.net/wp-content/uploads/2022/10/image-444.png?ssl=1 )
 Remarques sur le tableau ci-dessus
Avec près de 347 millions de tests positifs déclarés en dix mois de 2022 dans une population mondiale de 8 milliards d’habitants qui avait déjà reçu 9,2 milliards de doses de vaccin en 2021, on réalise que la contamination n’a jamais été réduite par le vaccin, bien au contraire, puisqu’elle a été 4 fois plus importante en 2022 sur des populations vaccinées qu’en 2020 sans vaccin. Qui ne connaît pas parmi ses proches des gens double ou triple vaccinés qui ont attrapé le Covid en 2022 ?
Le slogan « Tous vaccinés, tous protégés » était donc un énorme mensonge répété ad nauseam par les politiques et leurs relais médiatiques.
La grande majorité des contaminations et des décès de l’année 2022 l’a été dans des pays très vaccinés d’Europe et d’Amérique du Nord (voir les détails dans les tableaux qui suivront). L’Europe est d’ailleurs restée l’épicentre de l’épidémie depuis plus d’un an, sans discontinuer, ce qui est la preuve que la stratégie du tout vaccinal n’y a pas fonctionné. Elle ne compte que 9,5% de la population mondiale mais déclare encore, la semaine dernière, 47% des tests positifs et 51% des décès enregistrés sur la planète. C’est un fait difficilement contestable, même par les « déconneurs » du Monde ou de Libération qui ont réponse à tout.
Où est passé le miracle vaccinal en Europe ? Cherchez l’erreur
Avec le variant Omicron (et ses sous-variants BA) très contagieux mais très peu létal, surtout et y compris dans les pays très peu vaccinés d’Afrique ou d’Asie, le nombre de nouveaux cas déclarés (pour la plupart Omicron) a été multiplié par 6 entre le 1er décembre 2021 et le 25 janvier 2022 (3,4 millions de cas/j). Il a ensuite été divisé par près de 10 pour s’établir aujourd’hui à 346 000 tests positifs/jour, (moyenne sur 7 jours) au 29 octobre 2022 0h00 GMT.
À l’approche du printemps et de l’été septentrional, le nombre de décès hebdomadaire avait fortement baissé entre la 2ème semaine de février 2022 (74 000 décès/sem) et le 21 juin 2022 pour s’établir à 9400 décès/semaine, un « plus bas » depuis plus de 2 ans. Il a connu ensuite un rebond sur trois mois jusqu’à 17 300 décès/semaine en 2ème semaine d’août. Il est redescendu ensuite très doucement depuis 12 semaines pour s’établir à 9400 décès/semaine aujourd’hui, un plus bas depuis la mi-mars 2020. Les tendances observées dans les deux hémisphères laissent espérer une fin naturelle et prochaine de la pandémie et son évolution vers une maladie respiratoire saisonnière moins létale que la grippe.
Malgré une vaccination de masse menée tambours battants depuis début décembre 2020, l’épidémie aura été deux fois plus meurtrière en 2021 qu’en 2020 (contamination et nombre de décès) sur l’ensemble de la planète. La vaccination n’a donc pas fait reculer l’épidémie partout où elle a été appliquée en 2021 et, pour les 10 premiers mois de 2022, les chiffres de contamination ont été bien pire et la mortalité, à peine meilleure, qu’en 2020, sans vaccin. Les pays en développement les moins vaccinés d’Afrique et d’Asie s’en sont, d’ailleurs, beaucoup mieux sortis, et se remettent plus vite que les pays développés les plus vaccinés : c’est un fait.
Alors même que l’efficacité du virus et de ses variants s’atténue avec le temps et que de nouveaux traitements précoces efficaces ont été découverts, la létalité de cette épidémie aurait dû reculer nettement avec l’apport de 12,9 milliards d’injections vaccinales pour une population de 8 milliards d’habitants ; injections vaccinales « vendues » par Big Pharma pour une efficacité de 90 à 95% sur les formes graves. Ça n’a manifestement pas été le cas au cours de l’année 2021 et sur les 10 premiers mois de 2022.
Contrairement aux promesses maintes fois répétées par les exécutifs et leurs relais médiatiques, promoteurs du vaccin, celui-ci n’a encore rendu à personne « sa vie d’avant ». Jamais les contraintes n’ont été aussi nombreuses et fortes, sur une durée de deux ans 10 mois, pour un résultat aussi nul.
Et pourtant, comme toutes les autres épidémies avant elle, nouveaux variants ou pas, l’épidémie Covid-19 finit enfin par régresser naturellement sous l’effet de plusieurs facteurs :
• La prolifération des variants rend chacun d’entre eux moins létal au fil du temps. C’est le cas du Omicron et de ses derniers sous-variants.
• Le réservoir de personnes fragiles et atteintes de comorbidité, donc susceptibles de faire des formes graves de la Covid s’est progressivement « vidé » par décès des plus fragiles. On ne meurt pas deux fois…
• Dans de nombreux pays, une meilleure prise en charge des patients et l’apparition et l’application de nouveaux traitements précoces pour les personnes atteintes de la Covid ont réduit considérablement la mortalité liée à ce virus.
L’immunisation naturelle d’une partie croissante de la population mondiale qui, testée ou non, a contracté la maladie et en a guéri, devrait également contribuer à la baisse de la létalité. À cet égard, le variant Omicron et ses sous-variants, très contagieux mais très peu létaux, ont joué le rôle d’un véritable vaccin naturel pour ceux qui ont contracté la maladie, sans être porteurs de multiples facteurs de co-morbidité.
Notons qu’avec la guerre en Ukraine qui impacte la planète entière, les médias ont un nouvel os à ronger. Les grands titres de l’actualité s’en trouvent considérablement changés mais les médias et les politiques continuent à surfer sur la peur et à manipuler l’opinion sur ce nouveau sujet. C’est d’ailleurs le rôle qui leur est attribué, dans tous les pays du monde, dans le cadre de leur participation à « la guerre de l’information ». En France, la campagne présidentielle a été largement occultée, elle aussi, par la crise ukrainienne, dont les conséquences risquent fort d’impacter nos vies beaucoup plus que la Covid 19, surtout si la gestion de cette crise est aussi maladroite et contre-productive que celle de la Covid-19, tant au niveau national qu’européen ou otanien, ce qui semble être le cas.
.../...
Bulletin mensuel de situation Covid planétaire du 29 octobre 2022 GMT
Quels sont, jusqu’à présent, les résultats planétaires de l’expérimentation vaccinale de masse ?
source : Our World in Data : ourworldindata.org/covid-vaccinations
 67,9% de la population mondiale aurait reçu au moins une dose d’un vaccin COVID-19 et 62,5% seulement seraient complètement vaccinés, représentant 5 milliards d’h.
 12,88 milliards de doses auraient été administrées dans le monde et 2,43 millions seraient encore injectées chaque jour, en utilisant trop souvent des mesures coercitives, dans certains pays occidentaux notamment, qui voudraient se poser en modèle pour le reste du monde en accumulant les doses, alors qu’ils ont failli, depuis le début, dans la gestion de l’épidémie, en multipliant les  erreurs d’appréciation.
 21,3% seulement des habitants des pays à faible revenu, donc moins solvables, auraient reçu au moins une dose. Ils ont, il est vrai, et parce qu’ils sont plus jeunes, une mortalité Covid toujours très inférieure à celle des pays les plus vaccinés, voire quasiment inexistante.
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Il semble bien que le dernier variant Omicron, très contagieux mais très peu létal a été, depuis le début de 2022, le vaccin naturel attendu.
On me rétorquera que la situation serait bien pire si l’on avait adopté d’autres stratégies de lutte contre la pandémie. C’est une affirmation commode et gratuite qui est, malheureusement, démentie par les faits (« On peut débattre de tout sauf des chiffres » nous ont répété inlassablement les médias, relayant le discours du gouvernement français). Eh bien re-parlons chiffres !
Tableau à voir : ( i0.wp.com/reseauinternational.net/wp-content/uploads/2022/10/image-446.png?ssl=1 )
 Observations :
1. Au fil des années, il n’y a aucune corrélation entre le taux de vaccination et le taux de mortalité des différents continents. 3 à 4 fois moins vaccinée que l’Amérique latine, ou que l’Europe, l’Afrique déclare un taux de mortalité près de 15 fois moindre. Il est vrai que les traitements à la chloroquine ou à l’ivermectine y ont été pratiqués presque partout.
2. Alors que les habitants de la planète sont de plus en plus vaccinés, la mortalité déclarée Covid des 10 premiers mois de 2022 est restée forte. Exemples ? L’Océanie, vaccinée à 65%, a déjà déclaré près de 4 fois plus de décès en dix mois 2022 que la mortalité cumulée des deux années 2020 et 2021 et compte 16 fois plus de décès Covid en 10 mois 2022 que durant toute l’année 2020, sans vaccin. L’Europe, vaccinée à 68% est restée, au premier semestre 2022, sur la moyenne de mortalité de l’année 2020 (sans vaccin).
.../...
Après 2 ans et 10 mois d’épidémie, le taux de mortalité Covid planétaire reste dérisoire (0,846 pour mille habitants), comparé à d’autres maladies plus ou moins difficilement curables (cancer, sida et surtout « famines »…). La population terrestre continue donc d’augmenter, malgré la Covid, au rythme élevé de 80 millions d’habitants par an. « On peut débattre de tout, sauf des chiffres »…
En 2 ans 10 mois d’épidémie, 6,59 millions d’individus, très âgés, fragiles et souvent déjà malades sont décédés « avec la Covid » alors que près de 160 millions d’individus sont décédés dans le monde, de bien d’autres causes… On notera que 88 % des décès déclarés Covid l’ont été avec comorbidité et que 12% peuvent être attribués à la seule Covid-19. En clair 1 million de décès environ, en deux ans 10 mois, peuvent être attribué de manière certaine à la Covid-19 (nombre très inférieur à celui de la grippe saisonnière, en temps normal, sur deux ans 10 mois, au niveau planétaire.
Tableau à voir : Principales causes de décès en 10 mois 2022 sur la planète (source :  Worldometer)
( i0.wp.com/reseauinternational.net/wp-content/uploads/2022/10/image-446.png?ssl=1 )  .../...


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Toute personne vaccinée à l’ARN contre le covid souffre de blessure cardiaque plus ou moins grave, selon une étude (PDF)
samedi 5 novembre 2022

mai68.org/spip2/spip.php?article13183

Sources :
 - pandemic.news/2022-11-03-everyone-jabbed-mrna-covid-suffers-heart-injury.html
 - lifesitenews.com/news/swiss-study-shows-heart-injury-in-all-mrna-covid-jab-recipients-myocarditis-in-3/
 - naturalnews.com/2022-02-22-covid-vaccines-myocarditis-cdc-corruption-jama-study.html

De nouvelles recherches en Suisse suggèrent que chaque personne qui est « vaccinée » contre le coronavirus de Wuhan (Covid-19) finit par développer une sorte de lésion cardiaque allant de mineure à majeure.
Des chercheurs de l’autre côté du lac ont découvert que chaque personne "entièrement vaccinée" développe des niveaux élevés de troponine après l’injection - la troponine étant un indicateur de lésion cardiaque. De ce nombre, près de trois pour cent finissent par développer une myocardite subclinique.
L’histoire officielle est que tout type de blessure cardiaque doit avoir été causé par le "virus" et non par les injections. Cela devient de plus en plus incroyable, même pour les apologistes purs et durs des vaccins, sur la base de données émergentes. (En relation : Les propres recherches du CDC montrent que les injections de covid provoquent une myocardite et d’autres problèmes cardiaques.) Les décès excessifs, comme ils les appellent, ont considérablement augmenté après le début de l’opération Warp Speed, le plan accéléré de l’administration Trump pour libérer les vaccins contre la grippe Fauci à une vitesse fulgurante. Depuis lors, le nombre de blessés et de morts n’a cessé d’augmenter.
Un groupe d’experts confirme : les blessures et les décès liés au cœur ont augmenté en corrélation directe avec les campagnes de vaccination de masse
La Heart Advisory and Recovery Team (HART), un groupe d’experts qui analyse ces questions, affirme que l’Australie constitue un excellent « groupe témoin » à des fins de comparaison, car il y avait très peu de « cas » de covid réels jusqu’au moment où les piqûres ont été publiées. Une fois que les injections ont été déclenchées, HART a constaté que les décès excessifs ont grimpé en flèche. Et il n’y a pas d’autre explication à cela que les piqûres parce que l’Australie "n’avait pas de covid antérieur comme raison de voir cette augmentation de la mortalité et de la pression hospitalière à partir du printemps 2021". "Les résultats de ce groupe témoin indiquent que la cause de cette augmentation des décès, en particulier chez les jeunes, doit être quelque chose en commun avec l’Australie, l’Europe et les États-Unis", a ajouté HART.
Dans la Nouvelle-Zélande voisine, l’économiste John Gibson a identifié une association temporelle entre les injections dites « de rappel » qui ont été introduites pour des variantes comme « Omicron » et un pic similaire de décès excessifs. Gibson estime qu’il y a "16 décès en excès pour 100 000 doses de rappel" car "les groupes d’âge les plus susceptibles d’utiliser des rappels affichent une forte augmentation de la surmortalité après le déploiement des rappels".
Une corrélation similaire a été identifiée par le professeur Seiji Kojima au Japon. Là-bas, le déploiement du rappel de janvier à mars 2022 a entraîné une forte augmentation des décès en excès.
Ensuite, nous avons Israël, où une augmentation des appels d’urgence en cas d’arrêt cardiaque a été observée après que des personnes de 16 à 39 ans ont commencé à se faire injecter la première série de vaccins d’ARNm (ARN messager) - la double injection de Pfizer était la marque officielle de vaccins contre la grippe Fauci de choix en Israël. Le Dr Eyal Shahar a découvert, après avoir examiné les données, qu’il y avait entre huit et 17 décès en excès pour 100 000 personnes vaccinées. Aux Pays-Bas, ce chiffre est encore plus élevé, selon le Dr Theo Schetters, qui a identifié un taux de mortalité excessif de 125 pour 100 000 dans le groupe d’âge de 60 ans et plus. .../...


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Dénoncer la corruption en Afrique : « Un acte radical de résistance avec un impact impressionnant sur les sociétés »
Lanceurs d’alerte ; 14 novembre 2022 par Rachel Knaebel

basta.media/denoncer-la-corruption-en-afrique-un-acte-radical-de-resistance-avec-un-impact

Dénoncer la corruption en Afrique est risqué : l’exil, les menaces, voire la peine de mort sont parfois au bout de leur engagement. Pourtant, à travers tout le continent, des lanceurs et lanceuses d’alerte agissent et obtiennent des résultats.
« La première chose que j’ai faite quand j’ai vu que quelque chose n’allait pas, c’était d’aller voir ma hiérarchie. Mais malheureusement, sa réaction a été de me menacer. » En 2016, Jean-Jacques Lumumba était à peine trentenaire et cadre dirigeant du département crédit au sein de la branche congolaise de la banque BGFI (ex-Paribas Gabon, renommée Banque gabonaise et française internationale). Il vient de découvrir l’existence de plusieurs transactions suspectes, à hauteur de dizaines de millions de dollars, entre la banque, dirigée par des proches de la famille de Joseph Kabila, alors encore au pouvoir en République démocratique du Congo (RDC), et des sociétés également contrôlées par des proches du président.
« Moi-même, à ce moment-là, je n’imaginais pas l’ampleur du scandale et la profondeur de ce qui se jouait, mais c’était déjà des choses que je ne pouvais pas couvrir en tant que responsable de risque de crédit », témoigne Jean-Jacques, petit-neveu du héros de l’indépendance congolaise Patrice Lumumba. Il bénéficie alors d’une position professionnelle confortable, mais décide malgré tout de lancer l’alerte. « Un banquier n’est pas payé pour couvrir des irrégularités. On est là au contraire pour faire en sorte que le secteur bancaire soit le plus sain possible. »
Le jeune cadre se retrouve menacé de mort et doit quitter son pays. Il se réfugie en Europe, démissionne de son poste et révèle le scandale à la presse. Le journal belge Le Soir publie en octobre 2016 un article au sujet des activités suspectes de la BGFI, basé sur les documents révélés par l’ancien banquier. « Quand les enquêtes de la presse ont commencé, Kinshasa s’est mis en ordre de bataille pour traquer toute personne qui m’était proche », relate-t-il.
Sa famille doit alors être exfiltrée de RDC. « Cela fait six ans que ma sœur, mon frère et ma tante sont en exil en Europe », rapporte Jean-Jaques Lumuba lui-même réfugié à l’étranger. « Au Congo et dans d’autres pays africains, quand on dénonce des faits de corruption, on est considéré comme le criminel à abattre. C’est fou, mais c’est la vérité. »
Malgré tout, d’autres Congolais après lui décident courageusement de dénoncer publiquement des malversations. En 2018, c’est au tour de Gradi Koko et Navy Malela, auditeurs à la filiale de l’Afriland First Bank à Kinshasa.
.../... Aujourd’hui réfugiés en France, ces lanceurs d’alerte ont appris en 2021 leur condamnation à mort par contumace.
Les trois Congolais sont soutenus et accompagnés par la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (Pplaaf), créée en 2017 par un collectif d’avocats français, espagnols, sud-africains et sénégalais. « L’action de la plateforme est avant tout d’offrir une assistance totale aux lanceurs d’alerte », précise Gabriel Bourdon Fattal, directeur de programme à la Pplaaf. .../...
Malgré les représailles, les lanceurs d’alerte sont pourtant nombreux en Afrique. Comme l’inspecteur de l’administration fiscale sénégalais Ousmane Sonko, qui a dévoilé que de nombreux députés de l’Assemblée nationale de son pays ne payaient aucun impôt. Ou Ravo Ramasomanana, un ancien employé du ministère de la Santé publique malgache, qui a révélé des faits de corruption dans des marchés publics. Il y a aussi l’Algérien Noureddine Tounsi, ancien responsable commercial de l’entreprise publique portuaire d’Oran, qui a dénoncé les fraudes s’y déroulant, ou encore Patricia Mashale, fonctionnaire sud-africaine qui a rendu publics des cas de corruption au sein de la police. « La majorité des alertes concernent la corruption, pointe Gabriel Bourdon Fattal. Les gens voient les fonds publics, le futur de leurs enfants, qui leur filent sous les yeux, et veulent le dénoncer le plus vite possible. »
Le responsable de la Pplaaf constate que lancer l’alerte sur le continent africain est « un acte radical très efficace de résistance citoyenne, qui permet d’avoir un impact très impressionnant sur les sociétés. On voit un réel mouvement collectif dans beaucoup de pays. Et dans plusieurs cas, il y a eu des succès gigantesques, avec des arrestations et des condamnations, comme en Afrique du Sud et en Namibie ». Pour mieux défendre ces lanceurs d’alerte, plusieurs pays africains ont désormais des législations qui les protègent. C’est le cas en Namibie, en Afrique du Sud, en Zambie, au Botswana et au Ghana. « Les lois sont là, mais la question c’est la manière dont elles sont, ou pas, mises en œuvre, nuance Pusetso Morapedi, activiste anticorruption botswanaise et directrice de la Pplaaf pour l’Afrique australe. Par exemple, la Namibie a une belle loi, adoptée en 2017. Elle prévoit d’établir un office de protection des lanceurs d’alerte. Mais depuis, rien n’a été fait. »


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Épidémie de coups d’État en Afrique : quelles leçons tirer des renversements de l’ordre constitutionnel ?
par Thierry Santime

medium.com/caium/%C3%A9pid%C3%A9mie-de-coups-d%C3%A9tat-en-afrique-quelles-le%C3%A7ons-tirer-des-renversements-de-l-ordre-1da1746fa9d5

Le chanteur de reggae ivoirien, Alpha Blondy, chantait, à la fin des années 1980 : « Trop de coups d’État en Afrique, ça suffit comme ça ». Alors que l’on pensait les coups d’État plus ou moins choses du passé en Afrique subsaharienne, on constate peu à peu un retour en force des putschistes. Les coups d’État semblent faire tache d’huile, notamment au Sahel, dans un contexte de crise sécuritaire persistante.
Ces dernières années, on observe un regain des tentatives de coups d’État, certaines réussies, d’autres infructueuses, en Afrique. Un coup d’État peut être défini comme une tentative illégale et manifeste de l’armée ou d’autres responsables civils de renverser les dirigeants en place. On utilise aussi le terme plus spécifique de putsch quand il est question d’un coup d’État militaire. Au cours des deux dernières années, il y a eu des coups d’État au Mali (2020 et 2021), au Tchad (2021), en Guinée (2021), au Soudan (2021) et au Burkina Faso (2022). Il y a aussi eu des tentatives de coups d’État qui ont fait long feu au Niger et tout récemment en Guinée-Bissau.
La mauvaise gouvernance et les problèmes sécuritaires comme facteurs explicatifs
Au registre des motifs à l’origine des coups d’État de ces dernières années, les problèmes sécuritaires et la perception d’une mauvaise gouvernance institutionnelle représentent des facteurs explicatifs majeurs.
Les pays du Sahel, dont font partie le Mali et le Burkina Faso, sont confrontés depuis plusieurs années maintenant à l’hydre terroriste. Malgré une importante présence militaire depuis plusieurs années de forces françaises et européennes, notamment dans le cadre de l’opération Barkhane, force est de constater que la pieuvre terroriste ne cesse d’étendre ses tentacules dans la région et de causer d’innombrables victimes tant civiles que militaires, en plus de fragiliser davantage ces pays. Les coups d’État récemment survenus au Mali, au Burkina Faso et au Tchad ne peuvent être compris sans la prise en compte de cette dimension sécuritaire. Dans ces pays, les coups d’État qui ont eu lieu sont en partie la résultante de la croissance fulgurante du terrorisme islamiste, mais aussi de la montée des conflits communautaires et des mouvements rebelles, même si évidemment chaque cas a ses singularités.
Le Mali, en proie à une insécurité et des violences meurtrières depuis 2012, a récemment connu deux coups d’État en l’espace de neuf mois. En août 2020, le président Ibrahim Boubacar Keita (IBK) était renversé par un putsch. Par la suite, en mai 2021, alors que des autorités de transition assuraient l’exercice du pouvoir et s’armaient à préparer les échéances électorales, une énième mutinerie des militaires a eu raison de ce régime de transition dirigé par des civils.
De son côté, le Burkina Faso, frappé par des attaques terroristes depuis 2015, a vu son chef d’État, Roch Marc Christian Kaboré, se faire déboulonner par des militaires lors du coup d’État survenu en janvier dernier.
Cependant, les défis sécuritaires n’expliquent pas tout, loin de là. D’ailleurs, la plupart des pays touchés récemment par des coups d’État en Afrique, que ce soit le Mali, le Burkina Faso, la Guinée ou le Tchad ont connu par le passé des prises de pouvoir par la force. Ce n’est donc pas un phénomène nouveau. Aux problèmes sécuritaires, il faut ajouter les problèmes de gouvernance pour bien saisir le contexte qui caractérise le coup de force des putschistes. En Guinée, le troisième mandat du président Alpha Condé était très contesté; tandis qu’au Mali, la gestion du président IBK était contesté, non seulement à cause de la violence des groupes terroristes mais aussi à cause de certains maux comme la corruption rampante, le népotisme et la défaillance des services publics.
On peut aussi noter que ces prises de pouvoir par les militaires ont bénéficié d’un certain soutien populaire, notamment au Mali, au Burkina Faso et en Guinée.
Sanctions : pour quelle finalité ?
Lorsqu’un coup d’État est mené contre un dirigeant ayant les attributs légaux du pouvoir, il est de bon ton que la communauté internationale fasse chorus pour condamner le coup de force et appeler à un retour à « l’ordre constitutionnel ». Il s’ensuit aussi souvent des sanctions.
On peut comprendre que la communauté internationale condamne vertement les coups d’État, pour ne pas donner l’impression de cautionner une prise de pouvoir en dehors des cadres légaux et institutionnels prévus. Par contre, on peut s’interroger sur le “deux poids deux mesures” que l’on peut observer dans la réaction internationale. Au Tchad, à la suite du décès du président Idriss Déby Itno, mort au combat en avril 2021 lors d’affrontements avec un groupe rebelle, son fils, Mahamat Déby Itno, jusqu’alors chef de la garde présidentielle a pris le pouvoir. Cette forme de dévolution dynastique du pouvoir qui s’apparente à un coup d’État est quasiment passée comme une lettre à la poste. Le président français, Emmanuel Macron, avait même fait le déplacement de N’Djamena pour assister aux obsèques d’Idriss Déby, aux côtés du nouvel homme fort du Tchad. Paris, tout comme les organisations régionales africaines, avait adoubé le fils Déby, pourtant arrivé au pouvoir au mépris des règles constitutionnelles établies. Par contre, les actuels dirigeants de transition au Mali, qui se sont rapprochés de la Russie (des mercenaires du groupe paramilitaire russe Wagner seraient au Mali) et sont en froid avec Paris- c’est un euphémisme-, n’ont pas bénéficié de la même clémence et se sont vu imposer des sanctions sévères par la CEDEAO (la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), soutenues par l’Union européenne et, en particulier, par la France. À ce propos, l’attitude de Paris face à ces deux cas est questionnable. En effet, il semble parfois que là où les intérêts de la France sont fortement menacés ou concurrencés (Mali) par d’autres puissances, le respect du processus constitutionnel émerge comme un critère d’importance capitale. Pourtant, face à une situation similaire (Tchad), mais avec un gouvernement plus “coopératif”, il semble que les malversations constitutionnelles soient répondues par une certaine bienveillance et deviennent, en quelque sorte, plus secondaires. Par ailleurs, même s’il est crucial que les dirigeants actuels du Mali proposent un calendrier électoral crédible et réaliste, l’embargo économique que subit ce pays, déjà financièrement et économiquement sur les rotules, représente un lourd fardeau supplémentaire pour les populations (inflation, pénurie, etc.).
Les sanctions devraient être proportionnées et non pas constituer un facteur d’aggravation des crises multiformes qui touchent les pays en question.
Condamner les bricolages constitutionnels
L’Afrique a connu une multitude de coups d’État. Même si, fondamentalement, un coup d’État contrevient forcément aux principes démocratiques d’accession au pouvoir politique, on ne peut pas s’empêcher de faire remarquer que la démocratie, dans plusieurs pays africains, n’est que procédurale et que plusieurs dirigeants en place sont eux-mêmes accusés de « coup d’État constitutionnel » pour se maintenir au pouvoir. La notion de « coup d’État constitutionnel » fait référence à l’action de renverser l’ordre constitutionnel existant pour se maintenir au pouvoir. Par exemple, les dirigeants qui usent de stratagèmes pour modifier la constitution, briguer des mandats supplémentaires et pour, in fine, se maintenir au pouvoir. Serge Lianhoué Bayala, un jeune activiste burkinabè fait une analogie entre les putschs (coups d’État militaires) et les coups d’État constitutionnels.../...


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Avec volonté de nuire
par Nicolas D'Asseiva ; Publié le 3 octobre 2022

kairospresse.be/avec-volonte-de-nuire/

Autrefois, il existait des constitutions, des protocoles, des rites de passage pour accéder à des postes de décisionnaires. Le clan, la tribu puis les peuples choisissaient, nommaient, ceux d’entre eux qui allaient mener à bien un destin commun. Aujourd’hui, les raccourcis, les cooptations, les fraudes, etc. ont remplacé ce qui pouvait encore nous rappeler au principe démocratique. Pour installer des « élites » prêtes à tout, même au pire.
Nous assistons à l’avènement de personnages détestables aux sourires de façade qui, de leur œil froid, nous annoncent restriction sur restriction et menaces sur menaces. Pandémies, climat, récessions, guerres… tous leurs moyens sont bons pour nous unir dans l’angoisse (nous pourrions nous unir dans l’espoir en refusant leur mainmise mais on peut toujours rêver). Et ça fonctionne, comme au temps du Covid. L’inquiétude pour les factures et les fournitures en énergie dans les mois qui viennent (ne parlons pas des denrées alimentaires) gagne les foyers. Seule la forme change, il y a deux ans, la question était pourrons-nous fêter Noël en famille ? Cette année, c’est pourrons-nous fêter Noël… ? Peut-être cette manœuvre s’ajoute-t-elle à l’agenda, dans l’idée des vacances de Noël maintenant appelées vacances d’hiver ou celles de Pâques dites de printemps ? Hypothèse probable, puisque peu de choses sont laissées au hasard chez les dirigeants que l’on qualifie d’« élite ». Devant l’apathie toujours majoritaire des masses, ils peuvent prétendre à ce titre.
Ces personnages détestables occupent des postes-clés et, de leur arrogance crasse, nous portent la mauvaise parole. L’exact contraire de ce que l’on est en droit d’attendre de ceux qui sont à la barre. À moins que le projet soit de couler le navire. Est-ce normal qu’un Premier ministre belge déclare tranquillement au peuple que « les 5 à 10 prochains hivers seront difficiles ? ». Est-ce la bonne manière de s’exprimer ? Serait-ce ainsi que l’on conforte et assure l’avenir d’un pays ? Et que penser d’un président français de retour de vacances (de luxe et aux frais du contribuable) qui annonce « la fin de l’abondance et de l’insouciance » ?. De même, quels sont précisément les « pouvoirs » de la Présidente de la Commission européenne pour se permettre de refuser toutes discussions avec la Russie et de clouer au pilori qui serait tenté de le faire ? Que signifie une telle ingérence, de telles envolées dictatoriales avec à la clé des risques considérables pour les pays européens et la pérennité d’une Union déjà en perdition ? Et comment justifier ce dédain pour les lois et la commission d’enquête à propos des mails échangés avec le groupe Pfizer et le conflit d’intérêts manifeste du mari de Madame la Présidente ? À noter également qu’Albert Burla, PDG de Pfizer, a refusé de venir s’expliquer sur ce dossier devant une commission du parlement européen.
Pour rappel de son parcours, Ursula von der Layen (puisqu’il faut nommer l’ennemi) a planté le ministère de la défense allemand en y faisant preuve d’une rare incompétence et a quasiment été exfiltrée pour se retrouver à son poste actuel. Par les miracles du copinage et manifestement avec une mission spécifique. Élue par aucun peuple, mais imposée à tous, Madame la Présidente a dans son escarcelle garnie des outils du chaos, des moyens de répression contre ceux qui ne suivraient pas les prérogatives du Nouvel Ordre Mondial. Une appellation qui depuis longtemps n’est plus l’apanage des milieux dit conspirationnistes (précision pour ceux qui ne suivent toujours pas).
.../...
L’incompétence en guise d’explication est une autre voie pour la gouvernance mondiale. En vérité, ils sont au mieux en roue libre, au pire, ils roulent pour le monde d’après, celui du calendrier de Davos. Avec cette suffisance que l’on retrouve dans des moments plus légers et qui démontre à quel point, ils se foutent de ce que l’on peut en penser. Comme la Première ministre finlandaise et ses soirées dansantes ou comme lors des funérailles de la Reine d’Angleterre, quand le Premier ministre canadien entonne une chanson de Queen dans un piano bar ou que le Président français débarque en mode costume décontracté et baskets. Tels des ados insolents faisant fi de toute bienséance et dépourvus d’exemplarité. Anecdotique de prime abord, mais les médias nous ayant pratiquement vendu Élisabeth II comme notre grand-mère à tous, on pourrait presque s’en offusquer. .../...
Ce simulacre de communion n’est pas une première. En septembre 2022, nous sommes tous orphelins comme nous étions tous américains en septembre 2001. Un véritable mantra qui a, entre autres, accouché du Patriot Act. Ce qui n’est pas sans nous rappeler des événements récents. Au hasard, un passe sanitaire qui n’est, pour le moment, plus de rigueur. Cela dit parce que les mesures antiterroristes qui ont découlé des attentats du 11 septembre 2001 à New-York sont la norme internationale depuis plus de 20 ans, avec toutes les controverses que cela implique. .../...
L’histoire, aussi frelatée soit-elle, se poursuit attendu que dans le cadre de l’opération militaire de la Russie en Ukraine, avec l’hégémonie atlantisto-otanesque, nous sommes encore une fois tous américains, mais cette fois-ci à l’insu de notre plein gré. Car (pour ceux qui n’auraient toujours pas suivi) nos pays sont les laquais de Washington et nous sommes en train d’assister et de participer au suicide de l’Europe. Ce n’est pas un symbole, c’est une réalité et nos fossoyeurs se pavanent entre Nations Unies, Sommet du G7 ou Parlement européen ; emprunts d’une morgue spectaculaire et des agissements qui méritent la mention "Avec volonté de nuire". .../...


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Démasquer le mercenariat dans le champ de bataille culturel
4 août 2022. Une contribution de Kadour Naïmi

tribune-diplomatique-internationale.com/mercenariat_culturel/

Banalités historiques.
De tout temps et à toute époque, les dominateurs impérialistes ont recours à des mercenaires, dans tous les domaines : du militaire jusqu’à l’art, en passant par la littérature.
Ces mercenaires servent soit à préparer, soit à justifier l’agression militaire impérialiste contre un pays et son peuple. Le but est d’exploiter leurs ressources naturelles et leur main d’œuvre. Ces deux opérations enrichissent l’oligarchie dominante du pays agresseur, et permet de distribuer les brides à leurs citoyens, ce qui permet leur consentement et soutien à l’oligarchie.
Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les peuples coloniaux ont entrepris leur résistance et ont obtenu leur indépendance. Mais les ex-oligarchies coloniales ont, dans la plupart des cas, trouvé le compromis nécessaire : installer, au pouvoir des pays nouvellement indépendants, des marionnettes à leur service. Qui refusait ce rôle était chassé du pouvoir ou assassiné, par exemple Mossadegh, Patrice Lumumba, Allende, Saddam Hussein, Guaddafi, etc. Que ces personnages soient des démocrates ou des autocrates, ce qui porte à leur destitution est un seul fait : contrarier les intérêts des oligarchies impérialistes. C’est, dans les relations internationales, le règne de la loi de la jungle, du gangstérisme.
Qui rejette cette présentation des faits, soit les ignore, soit les occulte.
Avec le temps, les oligarchies impérialistes peuvent de moins en moins agresser un pays de manière brutale. Elles ont besoin de justifier, légitimer leur crime. On a constaté la méthode en Irak, Serbie, Somalie, Syrie, etc. : le mensonge erroné, diffusé par la machine médiatique, puissante et omniprésente. Malheureusement, le système de contre-information, c’est-à-dire d’information véridique, dispose de moyens matériels faibles, est accusé de « complotisme », de « fake-news », interdit, ou quand le journaliste n’est pas assassiné (Shireen Abu Aqleh), emprisonné au défi des règles démocratiques (Julien Assange), menacé de prison et se voir bloquer son compte en banque (l’allemande Alina Lipp), ou le lanceur d’alerte contraint à l’exil (Snowden). Ah ! Quelle est merveilleuse, la liberté d’expression dans le monde impérialiste, mis en crise par la Russie qui s’oppose, enfin, contre son arrogante domination, jusqu’à prétendre démanteler la Russie pour mettre la main sur ses immenses ressources naturelles (politologue états-unien Zbigniew Brzeziński).
Guerre des esprits d’abord.
Plus qu’auparavant, à présent la guerre se prépare et se gagne d’abord dans les esprits : ceux du peuple dirigé par l’oligarchie qui agresse, et, tout autant, ceux du peuple à agresser.
Dans le passé, déjà, certains auteurs l’avait remarqué et dénoncé. Ils ont parlé de « chiens de garde » (Paul Nizan), de « trahison des clercs » (Julien Benda). Signalons également des experts en matière de manipulation psychologique des peuples, contentons-nous du plus significatif : Edward Bernays dans son manuel “PROPAGANDE : Comment manipuler l’opinion en démocratie”. Pour une fois, assumé et affirmé clair et net !
Il faut donc, dans les pays agresseurs, des intellectuels, des écrivains et des artistes pour justifier l’agression. Ces individus, bien rémunérés, de manière officielle ou occultée, ont la mission de trouver la “bonne” manière pour “montrer” que les membres de l’élite oligarchique agressive sont les plus “intelligents”, les “meilleurs”, les “bons”, les “pacifiques”, les “humanitaires”, les “cultivés”, les “civilisés”, et même les plus amoureux des chiens, des chats, des perroquets, etc., etc. Deux exemples significatifs : Samuel Huntington (Le clash des civilisations) et son avatar en France, le « philosophe » et « intellectuel » à la chemise blanche ouverte sur la poitrine.
Heureusement, une minorité d’auteurs, au sein des pays agresseurs, dénonce cette prétention impérialiste (Neil Sheehan, « A Bright Shining Lie », William BlumKilling Hope: U.S. Military and C.I.A. Interventions Since World War II »), ou la manipulation (Edward S. Herman et Noam Chomsky, « La fabrique du consentement »).
Il y a, aussi, dans les nations agressées ou candidates à être agressées, des intellectuels, des écrivains et des artistes que l’oligarchie impérialiste enrôle dans sa campagne de propagande. But : trouver la “bonne” manière pour “montrer” que les peuples à agresser (ou déjà agressés) sont les plus “stupides”, les plus “vicieux” (Kamal Daoud et les prétendus « violeurs » algériens en Allemagne, qui seraient la manifestation d’une mentalité algérienne – et les Allemands ne violeraient-ils jamais des femmes ? Ou, alors, dans leur cas, on ne peut pas généraliser à la mentalité allemande ?), les plus “arriérés”, les plus “violents” (Yasmina Khadra et les « terroristes » palestiniens – et les sionistes ne seraient pas des «terroristes » ?;… Boualem Sansal et sa comparaison entre l’attentat de Nice en France avec la Bataille d’Alger – pourquoi, alors, ne pas comparer le colonialisme sioniste d’apartheid au colonialiste français en Algérie ?), les plus “barbares”, bref des « Untermenschen » (sous-hommes), selon le terme nazi.
Ils seraient donc à « civiliser », « démocratiser », « droits-de-l’homme-iser ». Qui est le « Sauveur » pour réaliser ce prodige ?… Pardi ! Mais le « monde occidental », qui exporte la « démocratie » (du « regime change », sinon des bombes), la « liberté » (comme avec Julien Assange et Snowden), les « droits de l’homme » (comme on l’a vu durant la « pandémie ») et de la « femme » (comme on le constate avec sa réduction à un vulgaire objet sexuel dans la publicité), sans oublier le chef-d’œuvre de « démocratie » et de « liberté » offert par l’État colonial en Palestine et par le « Modèle de démocratie » états-unien avec ses bombardements au napalm au Viet Nam, les centaines de milliers de morts en Afghanistan, en Irak et ailleurs ! .../...


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Autocratie numérique : La surveillance des IA sonne le glas de la vie privée
12.septembre.2022 // Les Crises
Source : The Rutherford Institute, John W. Whitehead, Nisha Whitehead
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

les-crises.fr/autocratie-numerique-la-surveillance-des-ia-sonne-le-glas-de-la-vie-privee/

Rien n’est privé.
Nous sommes sur la corde raide, à l’aube d’une révolution culturelle, technologique et sociétale d’une ampleur sans précédent.
Alors que la gauche et la droite continuent de faire de l’avortement le point central du débat sur le droit à la vie privée en Amérique, le gouvernement et ses partenaires commerciaux, aidés par les progrès rapides de la technologie, sont en train de transformer le monde en un lieu où la vie privée n’existe plus du tout.
Rien de ce qui était autrefois privé n’est à l’abri.
Nous ne sommes même pas encore prêts à mesurer les retombées du tsunami qui nous tombe dessus sous la forme d’une surveillance par l’IA (intelligence artificielle), et pourtant, celle-ci est déjà en train de transformer notre monde en un lieu où la liberté est presque méconnaissable.
La surveillance par l’IA tire parti de la puissance de l’intelligence artificielle et de la technologie de surveillance généralisée pour faire ce que l’État policier ne peut pas faire de façon efficace faute de main-d’œuvre et de ressources : être partout, surveiller tout le monde et tout ce qui existe, contrôler, identifier, cataloguer, recouper, croiser et participer à la connivence généralisée.
Tout ce qui était autrefois privé est maintenant à la portée d’un bon acheteur.
Les gouvernements tout comme les entreprises ont, imprudemment, adopté les technologies de surveillance de l’IA en toute sérénité et sans se soucier de leur impact à long terme sur les droits des citoyens.
Comme l’indique un rapport extraordinaire du Carnegie Endowment for International Peace (Dotation Carnegie por la Paix Internationale), « un nombre croissant d’États déploient des outils de surveillance avancés basés sur l’IA pour contrôler, suivre et surveiller les citoyens afin de satisfaire toute une série d’objectifs politiques — certains légaux, d’autres qui violent les droits humains, et beaucoup d’autres encore qui se situent dans une zone trouble intermédiaire ».
En effet, à chaque fois qu’une nouvelle technologie de surveillance par l’IA est adoptée et déployée sans aucun respect de la vie privée, des droits relatifs au quatrième amendement et des procédures légales, les droits des citoyens sont marginalisés, sapés et annihilés.
Attention à la progression de l’autoritarisme numérique.
Comme le souligne le Center for Strategic and International Studies (Centre pour les Études Stratégiques et Internationales) pour nous mettre en garde, l’autoritarisme numérique implique l’utilisation des technologies de l’information pour surveiller, réprimer et manipuler la population, en mettant en danger les droits humains et les libertés civiles, et en récupérant et corrompant les principes fondamentaux des sociétés démocratiques et transparentes, « notamment la liberté de mouvement, le droit de s’exprimer librement et d’exprimer une dissidence politique, et le droit à la vie privée, en ligne et hors ligne ».
Les graines de l’autoritarisme numérique ont été plantées dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001, avec l’adoption du Patriot Act américain. Cette énorme liste, longue de 342 pages énumérant les souhaits de la CIA et du FBI d’obtenir des pouvoirs étendus a justifié une surveillance nationale à plus grande échelle, la logique étant que si les agents du gouvernement en savaient plus sur chaque Américain, ils pourraient faire la distinction entre les terroristes et les citoyens respectueux des lois.
Elle a sonné le glas des libertés inscrites dans le marbre de la Déclaration des Droits, en particulier le quatrième amendement, et a normalisé les pouvoirs de surveillance de masse du gouvernement.
Dans le New York Times, Jeffrey Rosen observe qu’« avant le 11 septembre, l’idée que les Américains pourraient volontairement accepter de vivre leur vie sous le regard d’un réseau de caméras de surveillance biométrique, les épiant dans les bâtiments gouvernementaux, les centres commerciaux, les métros et les stades, aurait semblé impensable, le fantasme dystopique d’une société qui aurait renoncé à la vie privée et à l’anonymat ».
Qui aurait pu prédire que 50 ans après que George Orwell eut tapé les derniers mots de son roman dystopique 1984, « Il aimait Big Brother », nous en viendrions à aimer Big Brother.
Pourtant, c’est exactement ce qu’il s’est passé.
Après le 11 septembre, Rosen a constaté que « les gens étaient heureux de renoncer à leur vie privée sans pour autant bénéficier d’une amélioration correspondante de leur sécurité. Plus soucieux de se sentir en sécurité que d’être réellement en sécurité, ils ont exigé la construction de vastes infrastructures technologiques de surveillance, même si les études les plus empiriques indiquaient que la prolifération des caméras de surveillance n’avait « aucune incidence sur les crimes violents ou le terrorisme. »
Dans les décennies qui ont suivi le 11 septembre 2001, un vaste complexe industriel de la sécurité a vu le jour, axé sur la militarisation, la surveillance et la répression. .../...








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Article 2

Transmission personnelle le 24/10/2022 d'un article par Alain SAGAULT
Site : ateliersdartistes.com/-LE-GLOBE-DE-L-HOMME-MOYEN-






Photo de banderolle de manifestation contre considérations économiques dans fonctionnement hôpital public.

Photo de pancarte indiquant direction des urgences.


EXTRAIRE LA SANTÉ DE LA LOI DU MARCHÉ
 
 
Procès de l'Hôpital public : mise en place de la tarification à l’activité


par Florian VIVREL
blogs.mediapart.fr/florian-vivrel
Médecin urgentiste ; Nantes - France
 

Source : LE BLOG : Le procès de l'Hôpital public - « Extraire la santé de la loi du marché » : blogs.mediapart.fr/florian-vivrel/blog/billets_blog

Source de l'article : blogs.mediapart.fr/florian-vivrel/blog/230121/proces-de-lhopital-public-chapitre-4-2003-mise-en-place-de-la-tarification-l-activite


Le 23/01/2021

Remarque de l'auteur : Médecin urgentiste, j'ai réalisé un travail d'écriture autour de la déconstruction progressive de l'hôpital public, de la mobilisation des soignants durant l'année 2019 et de l’incompatibilité de l'idéologie néolibérale avec le concept d'hôpital public. J'ai choisi de donner à ce texte la forme d'une pièce de théâtre, se déroulant au sein d'un tribunal, à l'occasion du "Procès de l'hôpital public". Ainsi, chaque idée est incarnée et défendue par ses partisans. 


Procès de l'Hôpital public: chapitre 4 - 2003, mise en place de la tarification à l’activité


De 2003 à 2007 la réforme dite de la T2A, pour « tarification à l'acte », est mise en place au sein des établissements de santé. Il s'agit d'une réforme inédite par son ampleur, qui va modifier en profondeur le système de santé français. L'Hôpital devient un centre de production, les médecins sont convertis en ouvriers producteurs de soins, les patients sont réduits à l'état de marchandises.

Rappel :

Le procès de l'Hôpital public : la colère d’un soignant

Introduction - Mise en place de la Sécurité sociale

Chapitre 1 - 1983, Diminution du numerus clausus et dotation globale de financement

Chapitre 2 - 1995, La réforme de la Sécurité sociale

Chapitre 3 - 2000, La loi sur les 35 heures

Chapitre 4 - 2003, Mise en place de la tarification à l’activité, la marchandisation des patients

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La T2A : l’art de la maîtrise des coûts


François Fillon, Ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité, 7 mai 2002 - 30 mars 2004

François F. grogne : Grumph.

Le Procureur : Pardon, Monsieur Fillon ?

François F. : Je ne vois vraiment pas ce que je fais là.

Le Procureur : Monsieur Fillon, soyez honnête avec vous-même. Enfin, plutôt avec nous. Pour une fois... Vous n'êtes pas étranger à la mise en place de la T2A, réforme que vous avez continué de défendre ardemment par la suite, d'ailleurs.

François F. : Êtes-vous certain de ce que vous avancez ?

Le Procureur : Alors que vous étiez premier ministre, en 2011, vous avez déclaré ceci : « À ceux qui critiquent peut-être un peu facilement la tarification à l’activité, je veux dire que ce système de financement des établissements hospitaliers est incomparablement meilleur que celui qu’il a remplacé ».

François F. ne dit rien mais acquiesce en silence, la mine maussade.

Le Procureur : Les recettes des différentes caisses de l’Assurance Maladie ne comblent alors pas l’ensemble des dépenses, malgré la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF, cf chapitre 1), la CSG , la CRDS et la CADES (cf chapitre 2). Lorsque les hôpitaux publics sont déficitaires, l’État, par le biais des collectivités territoriales ou de la caisse des dépôts, doit alors intervenir pour combler leur déficit. Une époque qui paraît tellement lointaine aujourd’hui et où l'appareil d'État semblait davantage au service de l’intérêt général plutôt que de l’économie… Et c’était il y a moins de 20 ans.

Les trois ministres à la barre ne pipent pas mot.

Le Procureur : Bref ! Ainsi, Monsieur Fillon sous prétexte d'uniformiser le système, vous proposez dans votre loi “Hôpital 2007” un mode unique de financement pour les activités de médecine, chirurgie, obstétrique, valable pour les deux secteurs public et privé : la tarification à l’acte. Il s’agit bien de la plus importante réforme de financement de l’hôpital réalisée à ce jour.

Jean-François M. : Ah bon ? C’est nous qui avons fait ça ?

Philippe D-B. : En effet.

François F. chuchote à l’adresse de Jean-François Mattei : Tais-toi, ne dis pas un mot, ne lui réponds pas, ce procureur m’a tout l’air d’un gauchiste aigri.

Le Procureur : La T2A, initiée en 2003, est totalement effective en 2007. Elle met fin à la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) elle-même instaurée en 1983. Ce mode de financement ne permet pas la maîtrise des dépenses, l’objectif des dépenses – l’ONDAM, mis en place par Monsieur Juppé – est systématiquement dépassé. La DGF n’avait de toute façon qu’une existence provisoire. Il s’agissait d’une transition, le temps pour les directions d’hôpitaux de se doter d’un outil efficace et fiable de mesure des coûts : le PMSI (Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information). Les hôpitaux, en utilisant cet outil, peuvent déclarer les actes médicaux réalisés dans leurs établissements et facturer le montant total à l’Assurance Maladie.

Des tarifs correspondant à des actes thérapeutiques sont fixés. Ce travail est réalisé et mis à jour chaque année par une agence qui fonctionne sous la tutelle du ministère de la Santé (l’ATIH, l’Agence Technique de l’Information sur l’Hospitalisation). Les tarifs sont définis par l’analyse de groupe de patients tous traités pour une même pathologie (l’appendicite, une fracture du col du fémur, un accident vasculaire cérébral), au sein d’un échantillon de trente établissements de santé. l’ATIH calcule alors une moyenne de coût pour ces pathologies.

Le Juge : Tous ces détails techniques sont-ils vraiment nécessaires ?

Le Procureur : Voyez-vous, Monsieur le Président, ce mode de calcul a des conséquences directes pour les structures hospitalières, les soignants et les patients. En effet, à pathologie identique, un patient ne fait pas l’autre. La médecine – le fait de soigner – ne se résume pas à des techniques. Il s’agit aussi d’un savoir-faire, d’une discipline qui navigue entre sciences exactes et sciences humaines.

Or, dans le calcul de moyenne tarifaire, l’ATIH exclut les patients ayant des durées de séjours jugées trop longues et donc des coûts excessifs. Ils disparaissent de l’équation. Cet ajustement est nommé “le trimmage des patients”.

Le Juge : Celui qui trime pour comprendre en ce moment, c’est moi...

Le Procureur : De plus, sur la base de ces moyennes, des durées d’hospitalisation à respecter sont prédéfinies. Lorsque le patient reste trop longtemps hospitalisé, du fait en général d’une perte d’autonomie, il existe une compensation journalière. Cette compensation est bien inférieure aux 2115 euros que coûte en moyenne une journée d’hospitalisation.

Les tarifs ainsi définis par l’ATIH sont ensuite transférés au ministère de la Santé, qui publie chaque année une grille de tarifs. Précisons que le ministère peut ajuster les tarifs hospitaliers à sa guise via des “coefficients de minoration”.

Enfin, avec la fixation tarifaire, la possibilité de négociation avec la DDASS dont disposaient les hôpitaux publics pour obtenir une rallonge annuelle en cas de difficultés budgétaires n’existe plus. Les établissements n’ont plus de marge de manœuvre, ils doivent s’adapter de gré ou de force – enfin plus souvent de force – à cette gouvernance tarifaire unilatérale et non négociable.

Au final, ces séries d’ajustement budgétaires permettront enfin de respecter l’objectif de dépenses, fixé par ce même ministère. Il s’agit d’un nivellement tarifaire par le bas qui a pour conséquence de creuser le déficit des services hospitaliers et de mettre en place la sélection des patients.

La T2A répond ainsi parfaitement à la nécessité de connaître et de contrôler l’activité et les coûts de l’hôpital public. Cette réforme s’inscrit dans le « cadre de transformation des modes d’action publique : volonté de maîtriser les dépenses, d’optimiser les ressources publiques et de mettre en compétition les structures ».

François F. sans retenue : Quel mal y a-t-il à cela, je vous prie ?

Le Procureur : Ah, Monsieur Fillon, vous vous décidez à parler, enfin ! Ce système transforme les hôpitaux en centres de production de soins, les contraint au rendement et les place en compétition les uns par rapport aux autres. Le gagnant est celui qui réalise le plus d’actes, avouez-le.

François F. : Je n’avouerai rien.

Le Procureur : Avec ce nouveau mode de financement, vous remplacez un modèle qui s'indexait peu ou prou sur les activités annuelles des hôpitaux par une gouvernance tarifaire qui établit une distribution des ressources financières au prorata de ce que les services produisent comme actes. Le patient n’est plus la préoccupation. Il est remplacé par son tarif. Sa singularité, sa complexité, son histoire et ses besoins sont effacés. L’impératif économique supplante l’impératif de soin. C’est le début de la course aux actes, les actes, les actes, toujours plus d’actes, pour accroître sans fin les recettes. Peu importe la qualité du soin, le taux d’occupation des services, ou encore l’état des soignants.

François F. : L’État-providence, ce n’est plus possible, voilà tout. Il faut savoir être réaliste et vivre avec son temps.

Le Procureur : Et les médecins n’ont plus qu’à suivre les directives administratives s’ils veulent avoir un budget suffisant pour continuer à faire fonctionner leur service. Il est à noter que dès 1985, des artisans de la T2A, trois chercheurs en charge de la réalisation du PMSI, émettent des réserves quant à l’utilisation de cet outil pour le financement de l’hôpital public : « Une tarification [des actes] sur des bases nationales pourrait conduire l’État à mettre en banqueroute ses propres antennes que constituent la majorité des établissements ». On peut dire aujourd’hui qu’ils ont vu juste. Avec trente ans d’avance.


Public, Privé : des missions bien différentes


Le Procureur : Monsieur Fillon, en mettant en place la T2A, le gouvernement auquel vous apparteniez a réalisé un véritable exploit : les pouvoirs publics ont réussi à “pénétrer” les organisations hospitalières. Le secteur hospitalier passe d’une logique de moyens à une logique de résultats, censée « instiller une dynamique concurrentielle dans le secteur hospitalier [entre les différents acteurs privés et publics !], ce qui “redynamise” les équipes découragées par la bureaucratisation et le budget global ». Je souhaiterais avoir votre point de vue sur ce changement de paradigme.

François Fillon ne bronche pas.

Le Procureur : Bon, Monsieur Fillon, nous n'avons pas toute la journée… Je vous invite, en tant qu’accusé je le rappelle, à nous livrer votre point de vue. Sinon, je serais contraint d’appeler à témoigner un journaliste du Canard Enchaîné.

François F. sort de son mutisme : Ce n’est peut-être pas nécessaire.

Le Procureur : Nous vous écoutons, Monsieur Fillon.

François F. : L’époque d’un service public central était révolue. Il était temps pour notre pays de franchir une étape supplémentaire sur la route de la nécessaire privatisation des multiples champs d’action, jusque-là détenus et gérés par le secteur public de manière bien trop coûteuse. Pour le milieu hospitalier, cela passe par la mise en place d’une concurrence « libre et non faussée » entre public et privé. Élu à 82 % pour son second mandat, le Président Chirac nous a laissé les mains libres. Alors nous avons réalisé cette réforme majeure sur le financement des hôpitaux : la T2A, chef d’œuvre de la rationalisation économique. Nous avons même eu l’ambition de mettre tout le monde au même niveau, public et privé, en fixant les mêmes tarifs pour les actes dans les deux secteurs.

Le Procureur : Votre idée était de faire évoluer les tarifs à la baisse pour le secteur public, c’est bien cela ?

François F. : Effectivement. Rendez-vous compte, pour les mêmes actes, et donc les mêmes pathologies, le privé propose toujours un coût moins important !

Le Procureur : Oui, enfin cela s’explique par la différence de leur mission, Monsieur Fillon. Rappelons que le secteur public hospitalier est soumis à des impératifs auxquels le secteurs privé échappe : obligation de soigner tous les patients, quelles que soient leurs pathologies, autant les jours ouvrables, du lundi au vendredi de 8h à 18h, que les jours non ouvrables, la nuit et les weekends. On ne choisit pas quand tomber malade ! Le rôle du service public, c’est bien de garantir la permanence des soins, c'est-à-dire un accès aux soins continu, équitable et universel.

Pour illustrer cela, entendez bien ce qui suit, Monsieur Fillon, vous qui semblez exécrer les dépenses publiques. En France, 90 % des services de réanimation sont gérés par l’hôpital public. 77 % des structures des urgences sont gérés par des établissements publics, tandis que 17 % d’entre elles dépendent du secteur privé à but lucratif et seulement 6 % du secteur privé à but non lucratif.

Le secteur public est donc bien celui qui prend majoritairement en charge à toute heure du jour et de la nuit les patients graves, ceux soumis au “gros risque” que nous évoquions avec Monsieur Douste-Blazy. Privé et public n’ont pas les mêmes coûts de fonctionnement, c’est une évidence. La concurrence n’est certainement pas libre Monsieur Fillon, elle est clairement faussée. Le principe de tarification égale entre les deux secteurs, dit “convergence tarifaire”, aurait ruiné l’hôpital public, sombré beaucoup plus vite que prévu, cela aurait été un désastre. Cette proposition n’a fort heureusement pas été appliquée, mais elle reste inscrite dans la loi !

François F. : Faire de la politique, c’est faire des choix. J’ai même tout fait pour établir cette convergence tarifaire lorsque j’étais premier ministre. Nous y serions parvenus si deux ou trois collaborateurs et représentants de l’hôpital public, zélés, ne nous avaient pas empêché d’aller jusqu'au bout ! Nous étions probablement trop en avance sur notre époque. Si ces fonctionnaires coûtaient moins cher, aussi…

Le Procureur : Bien que ce ne soit pas l’objet de nos débats, voulez-vous que l’on parle du coût de vos attachés parlementaires, peut-être ?

François F. : … Vous disiez, au sujet de la convergence tarifaire ?

Le Procureur : L’annulation de cet objectif a permis à l’hôpital public d’obtenir un sursis. Curieusement, la convergence tarifaire reste inscrite dans le texte de loi de la T2A comme un principe restant à appliquer.


La marchandisation des patients : l’émergence d’un business


Le Procureur : « Tu vois, le monde se divise en deux catégories. Ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses ».

Le Juge : Je vous demande pardon, Monsieur le Procureur ?

Le Procureur : Voyez-vous, Monsieur Fillon, la T2A a créé une dichotomie entre bons et mauvais patients. Les rentables et les pas rentables. Au secteur public les patients complexes et les séjours longs, au secteur privé à but lucratif les missions moins risquées et donc plus lucratives. C’est logique, me direz-vous, le privé n’a pas pour vocation de faire du déficit. Il s’est donc approprié les missions les plus rémunératrices. Peut-on lui en vouloir de faire ce pour quoi il existe ? Vous avez fixé les règles d'un jeu où il ne peut pas perdre.

François F. : Pouvez-vous me dire où se situe le problème, je vous prie ?

Le Procureur : Certaines activités de soin, non pertinentes sur le plan pécuniaire, sont de fait délaissées par le secteur privé. Cela se concrétise au travers de deux types d’activité hospitalière : la consultation et l’hospitalisation.

Les patients atteints de maladies chroniques, 16 % de la population (diabète, insuffisance rénale chronique, insuffisance cardiaque, etc.), ainsi que les patients âgés, en perte d’autonomie, sont principalement suivis par des consultations avec des médecins généralistes et spécialistes en ville ou à l’hôpital public. Ces consultations, non valorisées par les tarifs de la T2A, demandent du temps aux soignants : évaluation de l’autonomie, éducation thérapeutique, acceptation de la maladie, relation soignants-soignés, suivi intensifié, prévention des complications, risque de rupture thérapeutique, voire d’arrêt de suivi… L’endocrinologie, la gériatrie, pour ne citer qu’elles, sont des spécialités peu rentables qui n’intéressent tout simplement pas les centres privés à but lucratifs. C’est bien simple : ils n’y participent pas

François F. : Évidemment, ils y perdraient !

Le Procureur : Le déséquilibre est encore plus marqué quand on regarde l’activité d’hospitalisation. Avec le financement à l’activité, les services sont désormais soumis à des objectifs de rentabilité, basés sur la durée de séjour la plus courte. Plus le patient reste longtemps hospitalisé dans un service, plus il coûte cher à l’institution. Il s’agit donc de faire sortir les patients le plus vite possible pour en accueillir de nouveaux, qui à leur tour devront rester le moins longtemps possible. Avant la T2A, en arrivant dans son service le matin, un médecin se demandait comment allaient ses patients. Désormais, il se demande lesquels vont pouvoir sortir. On a institué un turn-over des patients, qui a précédé de quelques années le turn-over des soignants dont nous parlerons plus tard. C’est cela, la productivité des hôpitaux. Les médecins doivent “produire” du soin… ou des actes, comme on voudra !

En 2012, la France compte 23% de lits d’hospitalisation détenus par des structures privées à but lucratifs, soit le plus fort taux européen. Un tiers des dépenses d’hospitalisation et deux tiers du budget chirurgie de l’assurance maladie sont consacrés à ces structures. Je résume : les patients qui rapportent le plus sont hospitalisés dans les établissements privés. Cela montre qu’il s’agit de lits réservés aux “bons” patients, qu’on peut aisément mettre dans les cases d’un tableau Excel, qui surtout ne dépasseront pas la durée de séjour prévue par l’ATIH.

En matière d’hospitalisation, la France est au premier rang européen des dépenses de chirurgie confiées au privé à but lucratif ! Citons notamment les actes réalisés en “ambulatoire” : les cataractes que l’on opère à la chaîne, les petites plaies que l’on suture au bloc (cotation majorée), les attelles thermoformées pour les suspicions de fractures. Il n’est pas rare de pratiquer des accouchements “avec présence d’obstétricien” (cotation majorée, ici aussi).

Nous voyons ainsi les effets d’une politique gouvernementale organisant de manière délibérée une privatisation du soin peu risqué et donc rentable. La prise en charge du petit risque, de la petite chirurgie ambulatoire et planifié devient, pour le secteur privé, une source majeure de profits.

Ajoutez à cela le fait que les établissements privés n’hésitent pas à multiplier les examens complémentaires, parfois de façon injustifiée. Ainsi, un même patient peut parfois subir jusqu’à trois coronarographies !

François F. : Vous caricaturez à outrance.

Le Procureur : Non, Monsieur Fillon, je ne caricature pas. Je crois même que le système que vous avez mis en place a entraîné une sélection des patients, réalisée selon leur potentiel économique, avant même leur entrée à l’hôpital. Les ivresses sur la voie publique, les intoxications médicamenteuses, sont des situations médicales aux cotations non valorisées, qui pourtant demandent du temps aux soignants, et donc coûtent chers aux établissements de santé. Nous pouvons également citer les urgences pédiatriques, psychiatriques, toujours gérées par le service public. Ou encore les patients gériatriques qui ne peuvent rester chez eux du fait d’une perte d’autonomie, systématiquement adressés aux services d’urgences des établissements publics.

François F. : Je le répète et je ne changerai pas d’avis : cette réforme est un progrès majeur pour notre société, elle a permis à l’hôpital d’entrer dans l'ère moderne. Il s’agit d’une répartition des tâches, par une mise en concurrence des établissements, permettant ainsi de soigner au meilleur coût. Vous critiquez une réforme ambitieuse et absolument nécessaire.

Le Procureur : Vous en restez donc fier et vous continuez de la défendre ? Personnellement, Monsieur Fillon, je pense que cette réforme n’est rien de plus qu’une belle OPA (Offre Publique d’Achat), un cadeau au secteur privé ! Les structures à but lucratif, souvent détenues par des fonds de pension, se sont jetées sur les actes juteux comme des affamées ! Je le redis : avec la T2A, les bénéfices sont privatisés, tandis que les pertes sont socialisées. Les patients qui ne rapportent pas finissent inévitablement leur route dans les établissements publics, qui sont dès lors financièrement impactés, selon les règles même que la T2A a établies.

François F. : Les patients qui ne rapportent pas… Mais de qui voulez-vous parlez, enfin ?

Le Procureur : C'est vrai, Monsieur Fillon, que vous ne les connaissez pas. Cette France là, vous ne la connaissez pas. Celles des vulnérables, des précaires, des petits retraités, des chômeurs; des personnes seules avec faibles ressources, des étudiants pauvres, des non-assurés, des abimés, de ceux qui ne rapportent pas ou plus

François F. : Oui, oui, je vois de qui vous voulez parler, ces gens-là je les connais… Fut une époque, lorsque l'hôpital était un hospice où ils posaient moins de problème.

Le Procureur mine agacée : Vous avez complètement déséquilibré un système de santé qui était déjà fragile. Car outre les populations précaires, l’hôpital public est devenu le seul établissement de santé qui reste ouvert à une population vieillissante et dépendante, atteinte de pathologies chroniques, en perte d’autonomie. Un hôpital qui, de surcroît, n’a plus les moyens ni financiers, ni humains, ni même matériels de répondre à la demande (cf. chap 6). J’en veux pour preuve le quotidien des urgentistes de l’hôpital public qui passent une bonne partie de leur temps à chercher des lits pour leurs patients jugés non rentables dont plus aucun service ne veut.

Le Juge : Mais calmez-vous, enfin, Monsieur le Procureur.

Le Procureur : Non je ne me calmerai pas. Que disent les médecins, lorsqu’ils sont face à des patients dépendants, échoués aux urgences de l’hôpital public, puis peut-être dans un service où ils vont attendre des semaines une éventuelle convalescence ?

François F. : Je ne suis pas dans les hôpitaux, je ne sais pas.

Le Procureur : Pour beaucoup, ils disent ceci : « Est-ce à l’hôpital de soigner tous les maux de la société ? », ou bien : « Ce patient n’a plus sa place ici, de toute façon, on ne peut rien faire pour lui. Il va bloquer un lit pendant des semaines, voire des mois ! ». Peut-on, doit-on les blâmer de parler ainsi ? Ils se débattent dans un système auquel on a injecté le poison de la T2A.
.../...

La suite sur : Procès de l'Hôpital public: chapitre 4 - 2003, mise en place de la tarification à l’activité
blogs.mediapart.fr/florian-vivrel/blog/230121/proces-de-lhopital-public-chapitre-4-2003-mise-en-place-de-la-tarification-l-activite



Florian VIVREL







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Article 3

Envoi personnel du 07/11/2022 d'un article par "Cerises"
Site : ceriseslacooperative.info






Image humoristique des dégâts environnementaux causés par les pétroliers et gaziers.

Image murale qui dénonce obsession du profit au détriment de la planète Terre.


FUITE EN AVANT OU TRANSITION SOCIÉTALE ?
 
 
Par Alain LACOMBE et Pierre ZARKA
 


Source : ceriseslacooperative.info/2022/11/04/fuite-en-avant-ou-transition-societale
dans dossier "Énergies, besoins, sobriété" du 5 novembre 2022 : ceriseslacooperative.info/2022/11/05/energies-besoins-sobriete


4 novembre 2022

En annonçant la fin de la soit-disant abondance, Emmanuel Macron a en quelque sorte officialisé la crise globale de la société qui semble dériver tel un bateau ivre tellement il semble que personne ne maîtrise rien et surtout pas le marché.


Pourquoi «  fuite en avant » ? Les multinationales s’éloignent du travail qu’elles jugent « trop coûteux » et réserve de colères populaires. De plus en plus de femmes et d’hommes refusent les conditions d’exploitation, certain·es se suicident… Le système cherche à se concentrer sur l’énergie, à la fois pour des raisons de rendement des capitaux et de domination sur le monde.

Et Pétroliers et Gaziers sont les plus puissants, à la fois par les capitaux accumulés et aussi compte tenu de l’importance de l’énergie pour l’activité économique. La consommation de pétrole et de gaz continue d’augmenter malgré les COP successives s’engageant à décarboner.

En effet, on ne peut trouver aucune explication économique, normale, aux augmentations démentielles des prix des énergies. La grève des salariés de Total et d’Esso indique bien que ce n’est  pas l’évolution des salaires qui justifie ces augmentations, c’est la même chose pour les gaziers et les salariés d’EDF. La nature nous donne, certes pas sans conséquences, mais gratuitement, les matières premières ; et les installations sont amorties depuis longtemps, voire vétustes et mal maintenues et entretenues… Quant aux besoins d’investissements, les opérateurs comptent surtout sur les contribuables comme en atteste, la re-privatisation totale d’EDF, envisagée au moment où il va falloir financer les nouveaux EPR nucléaires annoncés par Macron (malgré le fiasco de Flamanville).

C’est qu’avec la concentration économique à l’échelle mondiale, les majors du marché sont de plus en plus puissantes et ce sont elles qui décident, en fonction de leur cupidité et en toute irresponsabilité. Nous sommes bien devant une impasse systémique.

Mais ils savent bien que ça ne durera pas éternellement.

D’abord parce que les ressources sont physiquement limitées dans le temps, même s’ils reprennent les recherches et développent notamment la fracturation pour obtenir gaz et pétrole de schiste en se foutant des dégâts pour les populations, les travailleurs et l’environnement.

Et puis ça ne durera pas éternellement parce qu’il faudra bien qu’un jour les « grands dirigeants politiques », poussés par les peuples, prennent acte des recommandations des scientifiques du GIEC qui nous disent régulièrement qu’il y a urgence pour le climat.

Pétroliers et gaziers, plutôt que d’utiliser leurs immenses réserves financières (visibles et masquées) de manière utile à l’humanité, tant sur le plan social que dans la reconversion énergétique, ont choisi de durer le plus longtemps possible en optimisant à court et moyen termes  leurs profits.

Leur stratégie est simple : organiser la rareté et le sentiment de rareté pour faire monter les prix et ainsi vendre moins mais beaucoup plus cher, sur les marchés les plus solvables.

Ainsi les prix sont complètement déconnectés des coûts et de la valeur d’usage de la production dont le but n’est pas de répondre aux besoins mais de produire du cash.

On ne peut expliquer autrement les mirobolantes hausses des prix de l’énergie qui alimentent les superprofits.  Il faut y ajouter l’invraisemblable indexation du prix de l’électricité sur celui du gaz.

Cela génère des réactions en chaînes non maîtrisées sur les coûts de fabrication, de transport, de chauffage, etc. À quoi s’ajoute, la généralisation des techniques marketings d’optimisation des profits en jouant sur la rareté, et le sentiment de rareté, pour faire monter artificiellement les prix.

Et accessoirement, l’augmentation des prix, notamment de l’énergie (près de 60% de taxe sur l’essence) arrange bien l’État dont les recettes augmentent sensiblement, et, lorsqu’il en reverse une petite partie, il peut proclamer qu’il protège les Français dans la tourmente.

Et pourtant, le pire n’est pas inéluctable. Des scientifiques ont élaboré le scénario négaWatt qui montre que des solutions existent ; mais ils précisent : « les seules forces du marché ne semblent pas suffisantes, il est donc nécessaire d’évoluer vers des formes plus horizontales, partenariales et participatives de gouvernance, de l’échelle locale à la coopération internationale ».

Autrement dit, on vérifie combien les combats sociaux et le devenir de l’Humanité sont liées, il est urgent que de puissants mouvements populaires se développent pour faire émerger des solutions alternatives, durables.


Alain LACOMBE, Pierre ZARKA








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Article 4

Envoi personnel du 24/10/2022 d'un article par Pierre PÉGUIN
Articles sur : apag2.wordpress.com






Photo aérienne des cheminées de centrale nucléaire de Civaux en France, au milieu de la brume.

Photo aérienne de la mine pour uranium à Arlit au Niger.


NUCLÉAIRE, QUESTIONS DE BON SENS
 
 
par Annie et Pierre PÉGUIN
 

Octobre 2022

(Pour notes et références, voir mentions sous l'article)

Face à la pression médiatique et politique destinée à convaincre la population de la nécessité de relancer la construction de réacteurs atomiques, il convient de rappeler quelques évidences qu'on tente de nous faire oublier, voire de les cacher.


Les mensonges

- L'électricité nucléaire est une énergie décarbonée. Si on considère tous les matériaux, et tous les transports nécessaires au développement de la filière nucléaire, depuis l'extraction de l'uranium jusqu'au démantèlement des centrales et la gestion des déchets atomiques pour des temps infinis, on peut difficilement prétendre que l'électricité produite est une énergie décarbonée !

- Énergie pas chère. Le coût du nucléaire est maintenant plus élevé que celui des renouvelables. c’est pourquoi les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables dépassent de loin ceux dans le nucléaire. Ainsi le coût de l'éolien offshore est annoncé comme étant deux fois moins cher. De ce fait l'électricité nucléaire ne couvre même pas 10 % de la consommation totale d'électricité dans le monde, soit moins que l'éolien et le solaire réunis.

- Indépendance énergétique. L’« indépendance énergétique » acquise grâce au nucléaire n’est qu’un mensonge d’État. En effet, Il n'y a plus d'extraction d'uranium en France, nous sommes dépendant des importations provenant du Kazakhstan, Niger, Ouzbékistan…
C'est au groupe Russe Rosatom qu'est confié le recyclage d'uranium issu du retraitement à la Hague. Un navire russe vient d'en faire une livraison à Dunkerque. Apparemment les sanctions ne concernent pas les échanges avec la Russie dans le domaine atomique !…


Ce dont on se garde bien de parler

- Risque de catastrophe. Tchernobyl, il y a 36 ans, et, Fukushima, il y a 11 ans, ont malheureusement démontré que le risque de catastrophe est réel et que les conséquences sur les êtres vivants, les cauchemars vécus par les malheureuses victimes et leurs descendants pendant des années, sur des territoires au minimum grands comme des départements et sur le budget du pays concerné, devraient en faire une énergie inacceptable.

En France, à au moins 3 reprises, la catastrophe a été frôlée (St Laurent des Eaux, 1969 et 1980, Blayais, décembre 99), la prochaine sera-t-elle chez nous ou en Ukraine où la menace grandit autour de la centrale de Zaporijjia, faisant craindre le pire pour l'Europe ?

- Trop polluant. Toutes les centrales en activité rejettent de la radioactivité dans le milieu ambiant que ce soit l'air ou l'eau. Il en est de mème pour les usines qui assurent le cycle du nucléaire, telles que Malvesi, Cadarache, Marcoule, Pierrelatte, Romans, et d'autres, mais c'est surtout le cas de l'usine de retraitement de La Hague qui fait du Cotentin, la région la plus touchée du pays.
Et aucune solution satisfaisante n'a été apportée à l'accumulation des déchets radioactifs. Que ce soient ceux de la fission de l'uranium hautement radioactifs, retraités à la Hague, (pour lesquels le projet d'enfouissement à Bure est un leurre), ou des millions de tonnes de matériaux faiblement radioactifs ainsi que des stériles des mines d'uranium.

- Contamination du vivant. Les espèces vivantes, humains compris, ont été naturellement sélectionnées pour se développer et évoluer dans un environnement ne les soumettant qu'à de faibles rayonnements issus du sol ou reçu de l'espace.
La désintégration de l'uranium et de ses descendants engendre la prolifération de multiples radioéléments qui n'existent pas à l'état naturel, ils s'intègrent au vivant, se concentrent le long de la chaîne alimentaire, et nous contaminent par ingestion pouvant s'attaquer au métabolisme de nos cellules et à leur ADN. Les conséquences n'en sont pas immédiates ; mais n'y aurait-il pas un lien avec la prolifération des cancers, leucémies, maladies diverses qui ne seraient pas seulement dues aux pollutions et produits chimiques ? Même si les liens directs sont bien difficiles à établir -sauf pour le cancer de la thyroïde que les pronucléaires ont été obligés de reconnaître- les victimes déclarées au voisinage des centres atomiques, en Polynésie, ou en Biélorussie, l'attestent.
On sait maintenant que même les faibles doses de contamination ont des effets sur la santé, et plus grave encore sur la reproduction : les cellules sexuelles y sont particulièrement sensibles. C’est une atteinte à notre génome pouvant provoquer des avortements, des naissances monstrueuses, ainsi que des mutations transmissibles. Depuis les débuts du nucléaire, le lobby [afférent] occulte cette contamination du vivant, il ne retient que l'irradiation directe et minimise considérablement le nombre de victimes, civiles ou militaires. Mais la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) reconnaît que toute dose de radioactivité comporte un risque mutagène, cancérogène, et autres.
De plus les puissances nucléaires disposent de gros stocks d’ U 238, rebut de l’enrichissement du combustible, c’est un métal lourd dont l’armée se sert en tête d’obus pour percer les blindages, largement utilisés en Irak par les USA . Il émet des rayons alfa, et les poussières disséminées et ingérées provoquent de gros dégâts chez les vétérans de l’armée et dans la population (en particulier naissances de monstres !).

- Réchauffement climatique. On s'en préoccupe à juste titre, le nucléaire est présenté comme un recours, ce qui paraît convaincre les jeunes générations ; mais en est-il vraiment un ? L'ouvrage d’Hervé Kempf “Le nucléaire n’est pas bon pour le climat” montre bien ce qu'il n'en est rien.
Non seulement il ne fournit pas une énergie vraiment décarbonée, mais en plus il contribue au réchauffement climatique, comme le font toutes les centrales thermiques. Le rendement des centrales étant à peine de 30 %, 70 % de l'énergie dégagée par la fission de l'uranium dans les 56 réacteurs [ opérationnels en France (quand tout va bien !) ] est dissipée en chaleur dans l'eau et dans l'air. Des estimations récentes en montrent l'importance significative par rapport aux autres causes.

- Trop vulnérable. La sécheresse de cet été a démontré la vulnérabilité des réacteurs au dérèglement climatique, énormes consommateurs d'eau pour leur refroidissement, ils sont dépendants du régime fluvial. EDF a dû demander des dérogations pour poursuivre la production de plusieurs d'entre eux malgré la température trop élevée de l'eau des fleuves.
La tempête de l'hiver 1999 a montré la fragilité aux risques d'inondation de la centrale du Blayais, et le tsunami de mars 2011 au Japon a provoqué la catastrophe de Fukushima. Qu’en sera-t-il des nouveaux EPR construits en bord de fleuves ou de la mer ?

- Le nucléaire fragilise les pays qui l'utilisent : La guerre en Ukraine, pays nucléarisé, démontre les risques immenses que font courir les centrales nucléaires. Elles deviennent des cibles de guerre et possiblement de terrorisme.


Enfin, et cela peut servir de conclusion.

Quelle folie peut conduire ceux qui nous gouvernent à prétendre relancer la construction de réacteurs ; alors que nos voisins européens abandonnent le nucléaire qui ne représente plus que 2 % de l’énergie consommée dans le monde entier ? Ils ne s'en sortent pas plus mal et ne sont pas retournés à la caverne et à la bougie !

Par son État centralisé et fort , la France peut imposer le choix politique de son développement, assumer les coûts, en cacher les effets sanitaires et neutraliser l'opposition à cette technologie mortifère.

Les humains de la préhistoire nous ont légué de magnifiques peintures rupestres, nous laissons sans honte à nos descendants des déchets toxiques et radioactifs extrêmement dangereux pour des centaines de milliers d’années. Voir l'excellente BD d’Étienne Davaudeau.

D'autres solutions existent, des études, dont certaines présentées par RTE (Réseau de transport d'électricité, filiale d'EDF) démontrent la faisabilité de scénarios 100% renouvelables associés à la sobriété.
Les énergies renouvelables ne réchauffent pas l'environnement, elles transforment l'énergie du soleil et du vent, reçue gratuitement, directement en électricité. Elles ne génèrent pas de gaz à effet de serre. Le démantèlement des équipements est infiniment plus facile que celui des réacteurs atomiques, et n'abandonne pas, pour des dizaines de milliers d'années, des masses de produits radioactifs.
Elles sont une source importante d'économie financière ; alors que le nucléaire est un puits sans fond de sommes colossales. Comment ne pas rêver à tout ce qu'on aurait pu réaliser avec cet argent pour assurer au mieux le bien-être de tous, en particulier les isolations indispensables ?
Certes elles ne doivent pas être installées n'importe où : une gestion plus démocratique de leur installation les rendrait plus acceptables.

Et faut-il attendre la catastrophe pour arrêter le nucléaire ? attend-t’on qu'un immeuble s'effondre pour en évacuer les habitants ? Et pour cela ne vaut-il pas mieux utiliser provisoirement des centrales thermiques (celles au gaz plus fiables et moins polluantes ont le meilleur rendement 50%), le temps de pouvoir les arrêter aussi ?



* Pour les notes et références, voir : apag2.com/2022/10/27/nucleaire-questions-de-bon-sens
ou cette page Web : nucleairedanger.wordpress.com/2022/10/25/question-de-bon-sens
  également en version PDF : collectif-adn.fr/2022/Nucleaire-questions-de-bon-sens-A-et-P-Peguin.pdf
  (dans site "Arrêt du nucléaire" : collectif-adn.fr )



Annie et Pierre PÉGUIN







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Article 5

Envoi personnel du 20/11/2022 d'un article par Benoist MAGNAT
Site : benoist.magnat.pagesperso-orange.fr





Image animée de coupe mondiale de football aux reflets dorés.

Image animée de pluie de billets de banque.


BOYCOTT DES JEUX DU FRIC
 
 
Boycott de la coupe du monde de football au Qatar
et pourquoi pas Boycott des Jeux Olympiques de 2024 à Paris ?
 


   Trop, c’est trop !
La crise climatique et l’inégalité des richesses conduisent à une exaspération démocratique et sociale et imposent aux grandes compétitions de changer de modèle. Il faut dénoncer la confiscation du football par des instances sportives et politiques, ultralibérales. 6500 morts pour construire les infrastructures au Qatar par des ouvriers immigrés, payés 150 euros pour 10 heures de travail par jour. La FIFA [Fédération internationale de football association] interdit au Danemark de s’entraîner avec des maillots pro-droits humains. Et pour cela, c’est simple, il faut appeler au boycott du Mondial de foot qui se joue au Qatar. Il ne faut pas regarder les matchs à la télévision. Ce sera alors une perte d’audience, donc de fric, pour les annonceurs et pour la FIFA qui vend les retransmissions aux chaînes de télévisions. Le système de corruption ultralibéral va à sa destruction, et tout peut s’écrouler si…?

   Déjà, les instances des
Jeux Olympiques ont dû vendre cher le choix des J.O d’hiver à l’Arabie Saoudite, à moins que dorénavant on ne skie sur le sable, mais pour le patinage, ça va être plus difficile… C’est déjà une honte en soi ; mais en plus, comment diminuer la lutte contre le réchauffement et le dérèglement climatique avec ces décisions du J.O. ? 

   Viennent maintenant les dégâts sur Paris pour les J.O de 2024 :
dès l’annonce du choix de Paris pour les JO 2024, des citoyens et des associations se sont élevées pour contester cette candidature, alertés par toutes les villes précédemment choisies : dépassement du double du budget prévu, gabegie environnementale. Il ne suffit pas d’avancer quelques petites réformettes, du genre recyclage d’assiettes et gobelets en cartons ; car le bétonnage des espaces verts ou des jardins ouvriers et le côté énergivore de tous ces événements n’ont plus rien à voir avec le sport. 

   Les
J.O, ça n’a plus rien à voir avec le sport populaire !
C’est aussi du pain et des jeux comme à Rome pour faire oublier au peuple sa misère.
Que le meilleur gagne, et les autres, on s’en fout ! Et je ne vous parle même pas des sportifs amateurs !
Ces jeux sont là théoriquement pour la paix entre les peuples (Coubertin) ; mais non seulement il n’y a pas de trêve, mais en plus, ce sont les nations les plus riches qui dominent le monde qui gagnent beaucoup de médailles ; ce qui renforce leur sentiment de toute puissance.
C'est le fric de nos impôts détournés pour une grosse pub pour La France, au lieu de résoudre en partie les graves problèmes de l'hôpital, de l'enseignement public, des mal logés ou pas logés du tout, de la crise sociale due à l'inflation, des salaires trop bas, de l'énergie trop chère et en cacade [: échec (au sens figuré)] dans le cas du nucléaire, la gratuité des transports publics, et enfin, pour lutter efficacement contre le réchauffement et le dérèglement climatique, [allouer] des milliards et des milliards et [faire] des lois qui changeraient vraiment le système, etc. ... La liste est trop longue.

   Notre colère est venue quand Macron a déclaré, du haut de sa hauteur et de son mépris, que, pendant l’été 2024, il faudrait annuler ou réduire les grandes manifestations culturelles ; car il a besoin de la police, des gendarmes et des CRS pour Paris pendant les J.O. Il a aussi proposé de remplacer de nombreuse salles de cinéma par des salles de sport.
Alors on change de jeu, on boycotte ces jeux ou on se dit, ouais, je veux regarder quand même quelques matchs et puis on verra pour les J.O de 2024 ???
Il faut profiter du doute apparu à propos d’un des moments de ces rencontres sportives, celle du Qatar, pour montrer l’insupportable de toutes les autres, mettre le pied dans la porte et combattre. Sortons de la plainte et gagnons.



Benoist MAGNAT
pour PEPS (Pour une Ecologie Populaire et Sociale) Vaucluse.
Contact : benoist.magnat[à]wanadoo.fr









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Dernière modification : 27.11.22, 17:16:45